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Art et Culture Magazine

Les Kabakov, une revanche monumentale

EN IMAGES - Pour la 6e édition de la manifestation, le couple russe invite le public à se perdre dans son « Étrange cité ». Au Grand Palais, le 10 mai.

Trapu, les boucles blanches et les yeux bleus presque bridés, Ilya Kabakov , né en 1933 à Dnipropetrovsk, en Ukraine soviétique, n'aime pas parler. «Je ne suis pas là», dit-il comme les enfants qui se cachent les yeux pour disparaître. Il laisse sa femme Emilia, née dans la même ville en 1945, se substituer à lui et parler en leur nom choral de cette Étrange Cité en sept chapelles, leur Monumenta conceptuel au Grand Palais. Cette musicienne rieuse, forte femme que rien ne freine, est sa muse, son interprète, son rempart, sa force de frappe, son optimisme.

LE FIGARO. - Pourquoi cette «Étrange Cité» sous la verrière du Grand Palais?

Emilia KABAKOV. - Au Centre Pompidou, en 1995, nous avions travaillé sur l'idée perdue de

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